Français

  • Inscrivez votre email pour recevoir notre lettre d'information et cliquez sur "Envoyer"

 

Fouchy
   Fouchy
blason de fouchy

 

 

 FOUCHY et son histoire

 

Aucune trace écrite concernant Fouchy  n'est antérieure au XIème siècle. On sait qu'à cette époque Groba (c'est ainsi que s'appelait Fouchy) devient propriété des bénédictins de Conques qui s'installent au prieuré Sainte Foy de Sélestat. Y avait-il à Fouchy alors une mine ou une fosse d'extraction de pierre, sable ou argile, justifiant cette appellation Groba -qui deviendra Grube lors des périodes allemandes plus récentes- cela signifie  "fossé", qui deviendra "fouché" puis Fouchy lorsque l'Alsace deviendra française après la Guerre de Trente Ans.

 

 

L'église paroissiale  placée sous le patronage de Saint Jean-Baptiste atteste de l'ancienneté de la paroisse. Laquelle comprend égalemant les écarts, dont Breitenau (Breitenow). Lors du départ des moines de Sélestat, la paroisse  tombe sous la juridiction du Comte-Ban et du  seigneur du Frankenbourg tout en gardant son autonomie religieuse. Le curé de Fouchy, qui est choisi par les bourgeois du village, garde sa dîme, y compris après le rattachement au XVème siècle du Comte-Ban au Grand Chapitre de l'évêché de Strasbourg. Le Weistum de 1494 établi par les chanoines (en allemand tudesque) précise les règles de vie villagoise de Fouchy- Groba qui resteront en vigueur après cette cession. Quelques mots de patois welche émaillent ces écrits.

 

Fouchy connaîtra les guerres avec sacs et pillages comme le reste de la province. Le passage des Suédois, alliés du Roi de France pendant la Guerre de Trente Ans en1633 ne laissera plus que huit bourgeois vivants sur les 58 que comptait la paroisse précédemment. Femmes, enfants et  manants n'entrent pas dans le décompte à cette époque. Seules 25 maisons restent habitables.  Puis le village se repeuplera et se reconstruira, les plus anciennes maisons restant visibles datent du XVIIIème siècle. Seule la base du clocher est antérieure. La vallée de Villé étant revenue à la France, elle est alors administrée par le marquis de Choiseul-Meuse qui a une résidence à Villé. C'est la période de repopulation avec des émigrés venant de Lorraine, de Suisse ou d'ailleurs.

 
 Lors de la Révolution et des guerres napoléoniennes les paysans cultivateurs sont requis avec leurs attelages de boeufs pour le transport de fret (ravitaillement, munitions ) des troupes de passage. Le XVIIIème et le XIXème siècle voient un développement de la population important (tissage à domicile, métiers du bois et voiturage).  L'église est agrandie et le clocher rehaussé. Un nouveau cimetière est édifié en 1774 et une nouvelle école et mairie est inaugurée en 1884. Une chapelle est édifiée à Noirceux au début du XXème siècle, peu après la construction d'une école qui fermera en 1960. Chaque quartier a ses petits magasins et une ou deux auberges. Ils disparaitront progressivement au XXème siècle où l'arrivée de l'électricité a permis l'installation d'une filature qui n'a fonctionné que 60 ans et dont il ne reste plus trace. Les deux scieries du village et les nombreux ateliers de sabotiers ont également disparus tout comme les métiers de forgeron ou de charron. La population qui avait dépassé le millier  d'habitants en 1836 et en 1866 n'a cessé de décroître jusqu'en 1975 pour tomber à 450 habitants. ( guerres, occupation allemande, récession et fermetures des usines textiles de la vallée en 1956, exode rural). Plusieurs fermes des écarts ont disparu ou sont devenues des résidences secondaires. Actuellement la démographie retrouve un accroissement régulier et Fouchy compte 620 habitants. Mais peu d'emplois sont localisés dans le village.

 

Un village et ses lieux-dits

 

 Le village de Fouchy s'est construit autour de sa vieille église dédiée à St Jean-Baptiste entourée du cimetière dont il ne reste plus de trace depuis 40 ans. C'est le quartier du Haut-de-l' Âtre où se trouve aussi le presbytère et l'école. Les auberges voisines ont également disparu. A l'est se trouve le quartier de La Goutte avec ses sources et ses fontaines. Il s'est prolongé vers l'Est récemment. Au Nord en contrebas du Haut de l'Âtre c'est le Bas de Fouchy traversé par la route départementale. Au Sud-Est l'ancien quartier de "La Combre" connait une renaissance après avoir été rebaptisé Beau Site et Belle Vue. Les quartiers de La Scierie et du Faubourg situés à l'Ouest se sont développés au XIXème siècle et celui des Bouleaux au Sud-Ouest à la fin du siècle dernier.

 

Une grande partie de la population de Fouchy habitait les écarts: Le plus important étant Breitenau (Breitnowe) devenu commune indépendante à la Révolution et érigée en paroisse en 1863. Il se situe à 2 km à l'est, la rivière du Luttenbach assurant la limite avec la commune de Neuve-Eglise. Autres écarts importants Noirceux au sud-ouest et Froide-Fontaine. (Ce dernier qui se termine au Col de Fouchy fera ensuite partie du ban de Breitenau.) Toujours à l'ouest, vers Urbeis il y avait de nombreuses fermes avec des familles nombreuses à Rouhu, Schlingoutte et Schnarupt. Enfin n'oublions pas comme lieux-dits: Hégoutte et Rouge-Rain situés à l'est (entre Fouchy et Breitenau), La Barure et Berlicombel qui relient Fouchy à Noirceux et les Prés Saint Jean bordant la rivière Le Giessen( jadis Chera) qui sépare Fouchy de  Bassemberg au nord, de Lalaye au Nord-Ouest du village. Bragoutte prolonge vers Urbeis les côteaux de la rive sud de cette rivière. Enfin, majestueux et boisé de pins, le massif du Quichat 690 m domine le côté Sud du bourg.

 

 

Curés de la paroisse de FOUCHY

 


Que de mystères dans les destinées de la paroisse de Fouchy! Le curé Nartz ( l'un des premiers historiens de la vallée) signale que la paroisse de Fouchy et son annexe Breitenau dépendent du prieuré Sainte Foy de Sélestat. Un écrit du XI ème siècle en témoigne Fouchy possède alors le rare privilège de choisir son curé. Ce privilège perdurera après le rattachement de la paroisse au  Grand Chapitre de Strasbourg. Le premier curé connu est  le Sr Nicolas , suivi  en 1688 de P. Auger et Nicolas Auger ( 1715). Le curé Grau ouvre le premier registre paroissial (1721) . En 1722 le curé Nicolas Flachs reprend le poste vacant depuis un an avant d'être nommé à Neuve-Eglise. Les vicaires de Villé assurent à nouveau le service pendant plusieurs années avant que l'un d'eux Hubert Navert reçoive le poste. Il connait avant la Révolution, des déboires avec Bassemberg ( une histoire de cloche) et même avec ses paroissiens de Fouchy qui le traduisent en justice pour manquement à ses devoirs d'entretien de l'église. Pendant la révolution Française de 1789 le curé Navert dessert la paroisse aidé d’un vicaire : Seck Simon. En 1791, le curé Navert décède et Seck le remplace, devenu prêtre réfractaire il dessert Fouchy dans la clandestinité. A la suite du Concordat de 18O1, Seck Simon vicaire à Fouchy depuis 1788 retrouve officiellement la paroisse de Fouchy cette fois comme curé et ce jusqu’à sa mort en 1811. Suivent ensuite :
STEMM Laurent jusqu’en 1812 (1 an)
KUHN Jean-Pierre jusqu’en 1833 (21 ans)
BLANCK Jean jusqu’en  1845 (I2 ans)
GUENOT Vincent  jusqu’en 1847 (2 ans)
ESPEL Jean-Michel jusqu’en I858 (11ans)
PERNOT Charles jusqu’en 1862  (4 ans). C'est à sa suite que Breitenau deviendra paroisse.
MEHL Jean-Baptiste jusqu’en 1893 (31 ans) (rest.église 1865 – Nouv. Cimetière 1874)
SUTTER A  jusqu’en 1898 (5 ans)
DIDIERJEAN Fr  jusqu’en 19OI (3ans)
JODER C  jusqu’en 1922 (21 ans)
GUIDAT Emile  jusqu’en 1946 (24 ans)
ANTOINE Joseph  jusqu’en 196O (I4 ans)
De 1960 à  2000 la paroisse est confiée à des Pères Maristes:
BERNHARD  1960 à 1964 ;  Marcel JACOB  1963 à 1980 ;  Pierre CHABANET  1982 - 1995
et Jean NEYRET 1995-2000
Depuis l'an 2000, c'est le curé de Villé  Marcel IMBS  qui assure également la fonction de curé de Fouchy.

 

 

 

 

Maires de Fouchy de 1789 à nos jours

 


1789 à 1797  Nicolas Girard
1797 - 1799  Jean-Baptiste de Lagoutte
1799 - 1800  François Aymé
1800 - 1802  Joseph Girard
1802 - 1808  Zacharie Spiegel
1808 - 1812  Antoine Lagoutte
1812 - 1817  Jean-Baptiste Brunette
1817 - 1821  Jean-Baptiste Boës
1821 - 1826  Dominique Weber
1826 - 1832  Nicolas Girard
1832 - 1840  Jean-Baptiste Sellier (démission en 1840)
1840 - 1850  Jean- Baptiste Humbert
1850 - 1852  Nicolas Humbert
1852 - 1854  Jean-Baptiste Humbert ( fils de Nicolas)
1854 - 1856  Joseph Antzenberger
1856 - 1861  François Bernhard
1861 - 1894  Joseph Aimé
1894 - 1902   Joseph Aimé (fils)
1902 - 1914  Joseph Marchal (fils de Simon)
1914 - 1937  Isidore Humbert
1937 - 1943  Paul Humbert
1943 - 1945  Joseph  Guiot
1945 - 1947  Alphonse Bâty
1947 - 1950  Alphonse Lemaire
1950 - 1965  André Humbert
1965 - 1989  Paul Perrin
1989 - 2001  André Guiot
2001- ...  Laurent Gass

 

Fréddy Dietrich
vice-président de la Société d'Histoire du Val de Villé (SHVV

Sources:
-  abbé NARTZ, Le Val de Villé , Monographie des villes et villages de France. Le Livre d'Histoire
- SHVV, Le Val de Villé-  Un pays, des hommes, une histoire. 1995
- Hubert MEYER -  Les  débuts du prieuré bénédictin Sainte Foy -Dialogues Transvosgiens  1994
- Archives paroissiales et communales de FOUCHY

 

 

 


                                                 ...Retour...