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| Le photovoltaïque en vogue | |
La société lilloise Zénit qui a monté les trois éoliennes à Flaumont-Waudrechies a depuis cessé tout commerce avec ce constructeur chinois. Ça tombe bien car le photovoltaïque est très en vogue. Patrick Hochedez, gérant de Zénit, n'a pas fini de regretter son choix pour ce modèle d'éolienne « made in China ». Certes, il était compétitif par rapport aux Pays-Bas. Deux fois moins cher. De quoi attirer de nombreux particuliers. Mais la note est douloureuse. Il a dû changer, à ses frais, les trois éoliennes et installer des modèles néerlandais. Unique solution puisque les machines n'ont jamais fonctionné et que le service après-vente chinois était tout aussi médiocre. Pas de manuel d'installation, pas de renseignements techniques, du « matériel renvoyé en réparation jamais récupéré ». Et « allez faire marcher la garantie avec les Chinois... », commente Patrick Hochedez. Cette mésaventure s'est soldée par une « grosse perte d'argent ». L'attrait pour l'éolien individuel a d'ailleurs moins le vent en poupe depuis qu'EDF n'a plus l'obligation de racheter le courant. À contrario , le photovoltaïque s'échauffe. « Le prix des kit a baissé et le courant est revendu systématiquement 60 centimes d'euros le kWh quand le particulier le rachète entre 11 et 7 centimes d'euros ». Du coup, Zénit a multiplié les réalisations dans le Nord - Pas-de-Calais. « On a de plus en plus de demandes, confirme Patrick Hochedez, notamment pour de grandes surfaces chez des agriculteurs ». Ironie de l'histoire, les capteurs sont de fabrication chinoise « mais on n'a jamais eu de problème », jure M. Hochedez. Zénit vend aussi du matériel allemand ou japonais, car « certaines personnes ne veulent pas entendre parler des produits fabriqués en Chine ». Sûr que les trois exploitants de Flaumont seraient de ceux-là ! |
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