Comité de pilotage

pour le développement durable

du bassin de la Fecht

 

ATELIER TRANSPORTS

 

 

RESUME DE RESTITUTION

 

 

 

 

Précédées d’une réunion préparatoire, les 4 réunions de travail de l’atelier se sont tenues

le 25 avril, le 9 mai, le 30 mai et le 13 juin 2005 en mairie de Munster.

 

Trois thèmes principaux ont été examinés : le transport en commun, les routes et la voiture individuelle, le fret ferroviaire et routier.

 

 

 

LE TRANSPORT EN COMMUN

 

 

Entre la vallée de Munster et l’agglomération colmarienne, le transport en commun est assuré par cars et par le train TER de la ligne Colmar-Metzeral. Cette dernière vient de faire l’objet, par la Région Alsace, de travaux d’amélioration importants portant sur la sécurité, le confort et la vitesse. La modernisation des gares et de leurs abords a débuté et doit être poursuivie.

 

Mais la ligne ne dessert pas la petite vallée (Soultzeren, Stosswihr) ni le centre des villages situés sur la RD 10 (de Gunsbach à Zimmerbach). Une première solution avait été imaginée par la TRACE en 1996 à  travers un projet de tram pouvant rouler aussi bien sur rail que sur route. Une autre solution consisterait à organiser, à la demande et en veillant au coût de revient pour la collectivité, des rabattements en taxi ou minibus sur les gares de Munster et Turckheim.

 

Cette dernière solution permettrait de remédier au deuxième handicap de la ligne à savoir la lenteur du trajet entre Metzeral et Colmar malgré les lourds investissements réalisés. En effet les horaires adoptés par le Comité de Ligne privilégient le cabotage entre les gares du trajet au détriment de la vitesse (25’ entre terminus) par trains directs (Munster,Turckheim) qui rendrait le train dès à présent concurrentiel par rapport à la route. La nouvelle grille horaire 2007 devrait prendre en compte au moins partiellement cet objectif de réduction sensible des temps de parcours.

 

La grille recomposée en fonction de l’arrivée du TGV à Colmar devra également favoriser davantage les correspondances avec les TER vers Strasbourg et Mulhouse.

 

 

Enfin, l’interface entre la ligne et le réseau urbain de Colmar tant du point de vue des horaires que de la proximité et des destinations a besoin d’être mieux organisé. On cite le cas de cet habitant du centre de Metzeral qui, avec le train,  met près de 2 heures entre son domicile et son travail dans la zone industrielle Nord-Est de Colmar. Malgré les bouchons de Munster et de Wintzenheim, il préfère encore prendre la voiture ! L’arrêt « Champ de Mars » au droit de la rue Jacques Preiss aurait apporté une amélioration sur ce point.

 

 

L’atelier « TRANSPORTS » souhaite que soient trouvées d’ici 2007 les solutions aux quatre points imparfaits du transport en commun évoqués ci-dessus.

 

 

 

 

 

LES ROUTES ET LE TRANSPORT INDIVIDUEL.

 

 

Malgré les tracas, la route reste le moyen de transport individuel privilégié par les habitants de la vallée. Même si le transport en commun gagne de nombreux adeptes, la circulation routière deviendra de plus en plus dense et stressante. Il y a une quinzaine d’années on envisageait de relier à terme Munster à Colmar par une quatre voies. On est loin de cette utopie. Bien plus, on a accumulé de gros retards sur des opérations programmées avant 1985. L’atelier « TRANSPORTS » a établi la liste des projets à réaliser pour éviter l’asphyxie économique de la vallée et la rendre facilement accessible à la fois aux centres décisionnels de Colmar et à l’axe Nord-Sud.de la région. Pour cela il convient de :

 

 

1° RATTRAPER LE RETARD

      dans la réalisation des travaux dont les études sont achevées.

 

      En urgence absolue avec échéance (fin des travaux) 2008.

 

 

2° ENGAGER LES ETUDES

        nécessaires pour améliorer les infrastructures et les aménagements routiers

 

 

 

     

 

 

 

 3° REALISER LES OUVRAGES URGENTS DANS LA VALLEE

 

En première priorité avec échéance (fin des travaux) 2010

 

 

 

4° DESENCLAVER LA VALLEE / AXE NORD-SUD

 

 

 

 

 

 

5° RENFORCER LA SECURITE DES TRAVERSEES

 

 

 

 

 

 

 

L’atelier estime qu’une amélioration des liaisons avec le département des Vosges est souhaitable et qu’elle doit se traduire par une nouvelle réflexion sur un projet à capitaux privés d’un « téléporter » entre la Grande Vallée et le versant ouest des Vosges.

 

 

 

LE FRET

 

 

Seul le fret routier semble avoir un avenir dans la vallée et encore à condition que l’ensemble des projets listés ci-dessus soit réalisé. Cela ne parait pas entièrement satisfaisant du point de vue du développement durable.

 

Le fret ferroviaire pose la question du coût des embranchements, du coût du transport, du coût des ruptures de charge. La solution, pour la vallée de Munster, ne passe que par une nouvelle opération-pilote de la Région. Le contexte national et européen se prête-t-il à cette solution ?

 

 

 

°°°°°°°°°°

 

 

Le développement durable de la vallée de la Fecht trouverait-il son compte dans la diminution inexorable des emplois de l’artisanat et de l’industrie ? La question mérite d’être posée. Contrairement à ceux qui ne misent plus que sur l’agriculture de montagne et le tourisme vert, les membres de l’atelier estiment que le tissu économique et les atouts naturels de la vallée sont suffisamment riches et nombreux pour pouvoir inverser une telle tendance.

 

Une vallée vivante a besoin d’ambitions multiples, d’activités diversifiées et d’une large ouverture sur « l’extérieur ». C’est en ce sens que les propositions et les priorités établies par l’atelier « TRANSPORTS » constituent une base indispensable au développement durable du bassin de la Fecht.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Marc Maechler

pilote de l’atelier

 

 

Metzeral, octobre 2005.